Blizzard World Wide Invitational [ Par MoE ]
Bonjour à tous,
Un nouveau rédacteur vient de faire son entrée dans le ChroGeek : MoE, et voici tout de suite son premier papier.
Le week-end dernier a eu lieu le Blizzard World Wide Invitational (que je vais écrire WWI parce que sinon ça va me prendre la tête). Qu’est-ce que ça peut bien être, qui c’est qui fait ça, pourquoi un nom aussi moche, et surtout pourquoi tant de questions en une seule phrase ?
Si vous êtes des vrais geeks, vous n’êtes pas sans savoir que Blizzard est une boîte qui fait dans le jeu vidéo, et qui s’en sort plutôt bien : Starcraft, Diablo, Warcraft, et depuis fin 2004 World of Warcraft, dont on entend parler tantôt parce qu’un gugusse s’est défenestré après avoir forcé sur le jeu et tantôt parce qu’il y a 10 millions de joueurs sur ce seul titre (pour lequel il faut payer un abonnement mensuel, je vous laisse chercher les chiffres, mais pour les feignasses, sachez que ça fait un sacré paquet de blé par mois). Cette convention qui a eu lieu au salon des expositions de la porte de Versailles était donc l’occasion pour Blizzard de réunir la presse, les joueurs, les pro gamers, et d’autres acteurs de l’industrie vidéo ludique et informatique tels Intel ou ATI afin de papoter et de boire une ou deux bières.
Outre la possibilité de tester StarCraft II, véritable religion en Corée du Sud (je déconne pas, là-bas les matchs sont télévisés et les pro gamers sont payés à coup de milliers de dollars, c’est ahurissant), ou la prochaine extension de WoW, nommée « Wrath of the Lich King », Blizzard a annoncé son prochain jeu, qui n’est autre que Diablo III. Après une présentation un peu longue d’Anthony Kavanagh et d’une charmante demoiselle dont le nom m’échappe, le public (dont moi, coucou maman je passe à la télé) a ainsi pu assister à une première vidéo du jeu en lui même. Premier constat: c’est beau. Très beau. Deuxième constat: ça
s’annonce encore plus bourrin que le précédent opus. Troisième constat: gaffe à votre vie sociale. Pour le reste des détails, y a des sites pour ça (judgehype.com pour ne citer que lui), je vous fais confiance.
Sur les deux jours qu’ont duré la conférence, on a donc eu droit à notre lot de présentations toutes plus geek les unes que les autres, des défilés de cosplay (si vous ne savez pas ce que c’est, regardez les photos, c’est pas là pour faire joli uniquement), des compétitions entre pro gamers (46 000$ à la clé, rien qui ne vaille le coup donc), et autres interviews et séances de dédicace. C’était la première fois que Blizzard-Activision (détenu par Vivendi) organisait une telle manifestation en Europe. Pour rappel, l’habitude est d’organiser une BlizzCon par an à Anaheim en Californie, mais depuis l’an dernier, le WWI est l’occasion pour Blizzard de « venir remercier ses fans partout dans le monde ». Pour la langue de bois on apprécie, parce que, comme le diront certains esprits chagrins « payer 100€ le ticket pour venir remercier quelqu’un c’est un peu de l’arnaque »). Nul doute que les retombées en terme d’image seront malgré tout positives (pour ma part je garde un excellent souvenir de l’événement en tout cas), et j’ai tendance à penser qu’on a pas fini d’entendre parler du mastodonte Blizzard.
Sincèrement, tant mieux. Quoi qu’en pensent les aigris qui aiment montrer du doigt l’addiction de certains joueurs (et qui ensuite retournent parler de la disparition d’une fabrique de sabots dans le Périgord, traitant ainsi de la vraie information, bonjour monsieur Pernaud), ça fait plaisir de voir que pour une fois s’est tenu en Europe un geste à l’attention des joueurs. Et, bien que l’organisation ait été quelque peu brouillonne, on a pu voir en les testant que Blizzard ne se moquait toujours pas de la qualité de ses jeux, chose bien trop rare dans l’industrie du jeu vidéo (industrie du jeu, rien que l’expression en dit long) de nos jours.
MoE
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